“Au sein de l’UZA, nous sommes confrontés à pas moins de 37 flux différents de déchets. Depuis le 1er juillet 2013, un flux supplémentaire est venu s’y ajouter: le PMC. L’UZA s’attelle actuellement à réaménager fondamentalement son parc à déchets, afin de le rendre plus efficace encore.”

 

IMG_5753_1024Les principaux flux concernent les déchets médicaux non-dangereux (NRMA), les déchets médicaux dangereux et une grande quantité de déchets liés aux activités de l’entreprise. Les déchets médicaux dangereux sont collectés deux fois par semaine par une société spécialisée dans le traitement des déchets, pour être ensuite incinérés à une température de 1.000 à 1.200°C. Il s’agit de déchets qui comportent un risque particulier, étant donné qu’ils peuvent provoquer une contamination microbiologique ou virale, un empoisonnement ou une blessure, mais aussi de déchets qui exigent un traitement particulier pour des raisons éthiques. Au sein de l’UZA, il s’agit notamment d’aiguilles, de sacs remplis de sang ou de dérivés sanguins, de déchets provenant de patients atteints de certaines maladies infectieuses, de déchets anatomiques, de déchets de laboratoire spécifiques, etc. En 2013, nous avons collecté 200 tonnes de déchets médicaux dangereux dans des récipients prévus à cet effet ou dans des conteneurs à aiguilles.”

 

 

JL-UZA-containers-0557_1024Le nombre de tonnes de NRMA reste stable

“Les déchets médicaux non-dangereux sont collectés dans des sacs en plastique bleus, qui sont placés dans des conteneurs roulants. Ceux-ci sont à leur tour vidés dans des conteneurs compacteurs au parc à déchets. Les déchets médicaux non-dangereux concernent tous ceux qui ne comportent pas de risque particulier et qui, de par leur nature, sont comparables aux déchets ménagers. Ils ne se distinguent que par leur composition ou leur valeur. Les pansements, les tissus, les draps opératoires, les sondes, les seringues et les cathéters sans aiguille ou les vêtements opératoires font notamment partie de cette importante catégorie de déchets. En 2013, nous avons collecté 739 tonnes de NRMA ce qui est comparable aux années précédentes.”

 

 

Les déchets radioactifs

JL-UZA-containers-0565_1024“Les déchets radioactifs méritent une mention spéciale : il s’agit d’isotopes et de déchets qui sont radioactifs. Ils proviennent de la médecine nucléaire et de la radiopharmacie. Les déchets provenant de la médecine nucléaire sont stockés en trois endroits différents. Les déchets de la radiopharmacie sont répartis en trois catégories: demi-vies inférieures à six heures, demi-vies entre six et huit jours, demi-vie supérieure à huit jours. Tout le matériel provenant des zones à risques en raison de la radioactivité est automatiquement classé au moins dans la catégorie 1. Les déchets radioactifs gazeux appartiennent toujours à la catégorie 1 et sont conservés dans des sacs spéciaux qui sont placés dans un confinement en plomb. Après avoir été stockés une journée, la radioactivité a disparue et les sacs peuvent être aérés. Les déchets radioactifs solides et liquides sont stockés dans des confinements en plomb et transportés dans un local à déchets distinct. Un journal de bord assure la traçabilité et stipule quand un flux de déchets précis est arrivé et quand il n’est plus radioactif et peut être évacué. Un flux distinct réservé aux déchets radioactifs de longue durée est stocké dans des puits en plomb et évacué par l’Ondraf.”

 

 

Les déchets des essais cliniques

“En raison d’une exigence spécifique de certains commanditaires d’essais cliniques, une collecte séparée des déchets issus de ces activités est organisé afin de garantir une traçabilité totale de ceux-ci. La pharmacie indique alors si une collecte peut être organisée et les documents nécessaires – CMR, numéro d’identification des déchets et certificat d’incinération – sont demandés auprès d’Indaver. Ces documents sont conservés dans le registre des déchets.”

 

 

Un portique pour mesurer la radioactivité

“Tous les déchets passent au-travers d’un des deux portiques de mesure de la radioactivité, qui font office de second contrôle et qui sont régulièrement calibrés. Grâce à ces portiques, les déchets radioactifs encore réellement actifs sont repérés à la source – à l’hôpital – et non par la société qui les traite. Tous les collaborateurs qui sont impliqués dans le passage des déchets au-travers de ces portiques de mesure ont reçu une formation sur les actions à entreprendre lors du déclenchement d’une alarme et sur son enregistrement obligatoire.”

 

 

La certification JCI

“Le respect strict des flux de déchets cadre également avec la certification JCI de l’UZA. JCI établit des normes internationales sur le plan de la qualité des soins et de la sécurité du patient. Dans cette optique, il est indispensable que personne n’entre en contact avec les déchets médicaux, mais aussi qu’il existe des lieux de stockage distincts et une évacuation correcte.”

 

 

Livret de procédures environnementales

“Sur une base annuelle, le coût de la gestion des déchets a un impact significatif sur le budget de l’UZA. Nous sommes convaincus que nous économiserons encore davantage sur ce poste à l’avenir. La sensibilisation au tri correct et la formation jouent un rôle important à cet égard. Un livret concernant les procédures environnementales explique comme les collaborateurs peuvent trier correctement les déchets et les déposer dans les récipients ad hoc, conformément aux réglementations en vigueur. De cette manière, nous pouvons maintenir le coût de l’évacuation au strict minimum”, conclut Sibert Dobbelaere.

 

 

Un éventuel futur flux de déchets: le virus Ebola

L’UZA est l’un des trois hôpitaux belges qui s’est porté candidat pour accueillir des patients atteints par le virus Ebola. L’accueil de ces patients suit la procédure interne pour le traitement des patients avec (des soupçons de) fièvre hémorragique. Le traitement de patients potentiellement contaminés produit une grande quantité de déchets, en raison de l’importance des moyens de protection qu’il nécessite. En vertu de la réglementation ADR, ces déchets sont considérés comme dangereux présentant un risque élevé. Pour ce type, des dispositions spéciales d’emballage sont prévues, de même qu’un plan de sécurité et une formation complémentaire pour tous les collaborateurs qui entrent en contact avec ces déchets.

 

Chiffres clés UZA:

  • Plus de 2.700 collaborateurs
  • 38 services médicaux spécialisés
  • 573 lits
  • 37 flux de déchets