Le secteur des soins aux personnes âgées n’a d’autre choix que de renoncer à une législation stricte. Les demandes de soins deviendront de plus en plus complexes et diverses à l’avenir. De manière hésitante, la Flandre a choisi de s’engager sur de nouvelles voies. Dès l’instauration du Décret sur les Soins et le Logement, il y a cinq ans, le centre de services de soins et de logement était présenté comme étant un structure collective de soins et de logement accordant une importance majeure au bien-être des occupants. Et, de façon au moins aussi importante, ce centre constitue une « maison ouverte » qui est intégrée dans le quartier et le milieu urbain. Mais la Flandre va encore un peu plus loin car la qualité est également mesurée. Ainsi, des enquêteurs externes se rendront bientôt aux centres de services de soins et de logement afin d’interroger les occupants et leurs proches quant à leur bien-être dans le centre. Les résultats de ces mesures seront publics. Les initiateurs qui ne mesurent pas la qualité et qui basent leur fonctionnement en ce sens, seront ainsi rapidement montrés du doigt.

 

De nouveaux concepts

Mais il ne s’agit pas de la seule nouveauté. Cinq projets flamands innovants ont été lancés. Le but de ces projets est d’examiner la faisabilité de nouveaux concepts. Ces projets peuvent même déroger des normes existantes. Des combinaisons entre des besoins de logement et de soins sont testées. L’objectif consiste notamment à atteindre des groupes-cibles tels que les personnes atteintes de démence précoce, les personnes âgées souffrant d’un handicap, les patients psychiatriques et à réaliser dans un futur proche des travaux sur les soins palliatifs.

 

Une vision large

Une nouvelle ère pour les trajets et initiatives de soins s’annonce. Il ne s’agit bien évidemment pas seulement de fondements, mais également d’une large vision concernant la dispense des bons soins au bon moment. Cette vision pourra uniquement être mise en œuvre moyennant une collaboration et une interaction entre toutes les parties concernées. Les soins à domicile et de proximité s’inscrivent dans cette logique. De belles choses architecturales peuvent être réalisées, mais seulement sur la base des connaissances issues de la pratique. Citons finalement le dernier élément que nous ne pouvons en aucun cas oublier : les « utilisateurs » de soins s’expriment de mieux en mieux et seront en mesure de formuler de manière optimale leurs revendications et leurs attentes.