Pas de quoi paniquer, pourrait-on se dire, car ce moratoire devait se terminer le 31 décembre 2013. Or, c’est exactement à ce niveau-là que se situe le danger. En effet, comment la Flandre pourra-t-elle faire rimer la dotation du gouvernement fédéral (transfert du financement de l’INAMI) et les quelque 20.000 nouveaux lits autorisés en plus des lits existants ? De surcroît, le moratoire, qui fut établi à 73.306 lits, sera sans doute déjà été atteint cette année. Plusieurs éléments font supposer que la Flandre devra trouver elle-même une grande partie des moyens afin de pouvoir financer, à condition de suivre la voie tracée, le booming des centres de services de soins et de logement.
Faisons une petite projection. Si on part du principe que 2000 nouveaux lits sont créés chaque année en Flandre, la Communauté flamande injectera dans cinq ans 114.576.500 € de nouveaux moyens. Dans dix ans, ce montant s’élèvera à 289.153.000 €. Le calcul de ces montants est très simple. A l’heure actuelle, l’INAMI paie un montant forfaitaire moyen de 39,61 € par habitant. Ces 39,61 € constituent le forfait pour les maisons de repos pour personnes âgées. En d’autres termes, si la Flandre décide d’attribuer des reconnaissances supplémentaires pour les maisons de repos et de soins, les dépenses seront excessivement élevées.