La démence touche avant tout les personnes âgées. Selon la Fondation Alzheimer, alors qu’en 2001, en Belgique, le nombre de personnes atteintes de démence représentait 161.000 individus (9.3 % des 1,73 million de personnes âgées), ce chiffre passera à 251.000 en 2030 auprès de la population des 65 ans et plus. Et pour le Bureau du Plan 2011, la proportion des personnes de plus de 85 ans dans la population belge passera de 2,2 % à 5,8 % en 2025. Parmi elles, le taux de prévalence de la maladie d’Alzheimer ainsi que d’autres maladies de dégénérescence du système nerveux est de 16 %, et ce malgré le fort sous-diagnostic suspecté par la Fondation pour la Recherche Alzheimer, puisque un cas sur trois serait diagnostiqué.

 

Il faut donc prévoir de plus en plus de structures pour permettre à ces personnes âgées désorientées de conserver une qualité de vie. Même si d’aucuns déploient déjà des efforts considérables, il faut aller plus loin. Les pouvoirs publics se doivent de mettre en place encore plus de solutions pour offrir aux personnes âgées désorientées des solutions à la mesure de leurs besoins.

 

Le secteur des maisons de repos répond de plus en plus à cette problématique en proposant des infrastructures de soins plus adaptées comme les ‘cantous’ qui concentrent un environnement sécurisant et stable, créant une atmosphère chaleureuse et proposant un projet de vie. Un espace communautaire où les résidents prennent leurs repas, participent à des animations, se reposent, le tout dans un cadre détendu entourés par une équipe qui s’emploie à recréer une petite communauté dans un climat attentionné et sécurisant. Une façon pour la société de conserver la dignité de ces personnes. C’est le moins que l’on puisse faire.